L'histoire réelle...
Attentat à Milan



Le roman reprend les faits historiques de la « Stratégie de la tension », une opération de déstabilisation des gouvernements européens et surtout italien, turc et grec, par une série d’attentats aveugles perpétrés au nom de l’anticommunisme en pleine Guerre froide des années soixante.




Piazza fontana

En Italie, la tragédie de la place Fontana à Milan le 12 décembre 1969 est le facteur déclenchant pour susciter, avec les premières victimes innocentes, un réflexe d’ordre en créant les conditions d’un coup d’Etat militaire comme en Grèce avec leurs fameux Colonels. Mais la réaction de la population, solidaire et courageuse contre le terrorisme, fit reculer le Président de la République italienne malgré la pression forte de son aile droite et de l’ambassadrice des USA.



L’enquête, difficile et freinée par les propres instances italiennes au plus haut du pouvoir, déplacera dans de nombreux tribunaux de la péninsule les dossiers judiciaires et sèmera de nombreuses fausses pistes. Mais les juges finiront par découvrir, avec effroi, l’implication des mouvements néofascistes, leurs liens avec l’Armée italienne et les Services secrets italiens mais aussi étrangers, l’Otan avec son réseau secret : le « Gladio ». Ce groupe de « gladiateurs » prêts à en découdre avec les bolchéviks se trouvaient présents aussi bien en Italie qu’en France comme dans le Benelux. Ils représentaient une faction de la Cia dévié avec l’implication active d’anciens cadres de l’Armée française d’Algérie puis de l’OAS basés à Lisbonne et protégés par le dictateur Salazar.

Pino Pinelli

Des boucs émissaires, des jeunes anarchistes milanais, comme Pino Pinelli et Pietro Valpreda, vont être désignés à la vindicte populaire et de nombreux témoins éliminés tout le long des longs procès dont l’aboutissement de l’instruction n’est pas encore bouclé plus de 40 ans après…